20h40 Déco & Brico

Comment remplacer ses volets bois par du sur-mesure artisanal ?

Volets en bois

En bref :

  • Testez vos volets au tournevis : s’il s’enfonce facilement, le remplacement s’impose
  • Le sur-mesure artisanal s’adapte à vos ouvertures anciennes et préserve le cachet de votre façade
  • Comptez 250 à 600 € la paire selon l’essence et les finitions

Peinture qui s’écaille, lames qui gondolent, gonds qui grincent à chaque ouverture… Vos volets battants ont connu des jours meilleurs. La tentation du PVC ou de l’alu vous guette, mais vous tenez au charme du bois. Ça tombe bien.

On va voir ensemble comment diagnostiquer l’état réel de vos volets, choisir la bonne essence de bois, prendre les mesures sans se planter et trouver le bon artisan. Budget, démarches administratives, entretien : tout y passe.

À la clé ? Des volets neufs qui tiendront 30 à 40 ans, parfaitement adaptés à votre maison. Sans sacrifier l’authenticité de votre façade.

Quand faut-il vraiment remplacer ses volets en bois ?

Tous les volets fatigués ne sont pas bons à jeter. Avant de sortir le chéquier, faites le test du tournevis. Plantez la pointe dans les parties basses de vos volets, là où l’humidité fait le plus de dégâts. Si ça s’enfonce comme dans du beurre, c’est cuit. Le pourrissement a gagné et la rénovation ne suffira pas.

Par contre, si le bois résiste, une remise en état peut faire l’affaire. Un bon ponçage, un traitement fongicide, une couche de lasure ou de peinture… et vos volets repartent pour quelques années. Les menuisiers proposent souvent ce service, bien moins cher qu’un remplacement.

Autres signaux d’alerte : des lames qui se décollent, une écharpe qui joue, des pentures rouillées qui menacent de lâcher. Là, pas de miracle. Mieux vaut investir dans du neuf.

Pourquoi opter pour le sur-mesure artisanal ?

On ne va pas se mentir : le volet sur mesure coûte plus cher que le modèle en kit de chez Brico-Machin. Mais quand on additionne les avantages, le calcul devient vite intéressant.

Déjà, ça s’adapte parfaitement à vos ouvertures. Précieux quand on vit dans une maison ancienne aux fenêtres pas franchement standard. Fini les jours qui passent sur les côtés. Et si vous avez des fenêtres cintrées, en plein cintre ou en œil-de-bœuf, seul le sur-mesure peut suivre.

Côté personnalisation, vous choisissez tout : l’essence, le type de lames, le système de barres et écharpes, la teinte. Maison provençale, normande, contemporaine… vous trouverez votre bonheur. Selon la largeur de vos ouvertures, vous opterez pour 2, 3 ou 4 vantaux.

Le bois, c’est aussi un isolant naturel. Un bon volet en bois massif améliore l’isolation thermique de vos fenêtres (moins de chauffage l’hiver, moins de clim l’été) et atténue les bruits extérieurs. En prime, c’est un excellent retardateur d’effraction : le bois épais résiste bien aux tentatives d’intrusion, surtout avec une espagnolette ou une barre de sécurité.

Enfin, un volet fabriqué par un artisan menuisier, ça se voit. Assemblages en mortaise et tenon, bois sélectionné, finitions soignées. Privilégiez une fabrication française : vous soutenez le local et vous avez un interlocuteur en cas de souci. Un volet artisanal bien entretenu tient facilement 30-40 ans.

Volets en bois sur mesure

Quelle essence de bois choisir ?

Le choix du bois, c’est un peu le nerf de la guerre. Oubliez le sapin blanc ou l’épicéa premier prix : ces essences craignent l’humidité et les champignons. En quelques années, rebelote.

Pour des volets extérieurs qui durent, voici les valeurs sûres :

Le chêne

Le grand classique. Dense, costaud, il résiste aux intempéries et aux insectes. Il vieillit bien et donne un cachet fou aux maisons de caractère. Seul bémol : le budget. C’est l’essence la plus chère.

Le Red Cedar

Un bois exotique naturellement imputrescible. Aucun traitement nécessaire. Laissé brut, il prend une jolie patine grise avec le temps. Parfait pour un style contemporain ou une maison en bord de mer.

Le mélèze ou le douglas

Des résineux européens très résistants, bien moins chers que le chêne. Excellent rapport qualité-prix pour des volets qui dureront des décennies sans vous ruiner.

Le traitement du bois

Quelle que soit l’essence, vérifiez que le bois a reçu un traitement fongicide et insecticide en usine (autoclave ou IFH). Ça le protège en profondeur contre les champignons et les insectes xylophages. Et tant qu’à faire, choisissez du bois certifié PEFC ou FSC : c’est bon pour la planète.

Quel type de volet choisir ?

Avant de passer commande, il faut choisir le style. Les options ne manquent pas.

Les volets pleins

Avec leurs lames verticales, leurs barres et leur écharpe en Z, ce sont les plus courants. Solides, ils assurent une bonne occultation et une isolation correcte. Le Z renforce la structure et empêche le volet de vriller avec le temps.

Les volets persiennés

Les lames inclinées laissent passer l’air et un filet de lumière même fermés. Idéal dans le Sud pour se protéger du soleil sans étouffer. Un peu plus d’entretien à prévoir : la poussière aime se nicher entre les lames.

Les volets provençaux

Mi-persiennés en haut, pleins en bas. Le compromis élégant qu’on croise partout en Méditerranée.

Les volets coulissants

Montés sur un rail en façade, ils glissent latéralement. Parfaits pour les grandes baies vitrées ou quand l’espace manque pour des battants classiques. Plus contemporains.

Les volets cintrés

Pour les fenêtres en arc, en anse de panier ou en œil-de-bœuf. Seul un artisan peut fabriquer ces formes sur mesure. Un travail de pro qui préserve le cachet architectural de votre maison.

Comment bien prendre les mesures ?

L’étape où il ne faut pas se louper. Des cotes approximatives et c’est le drame à la livraison. Si vous n’êtes pas sûr de vous, demandez à l’artisan de passer. La plupart proposent la prise de mesures gratuitement ou incluse dans le devis.

Pour les bricoleurs, voici ce qu’il faut relever :

  • Hauteur du tableau : mesurez à gauche, au centre et à droite. Gardez la plus petite valeur, retirez 5-10 mm de jeu.
  • Largeur du tableau : mesurez en haut, au milieu et en bas. Même principe.
  • Déport des gonds : la distance entre le bord du tableau et l’axe des gonds. Indispensable pour réutiliser les gonds existants.
  • Diamètre des gonds : 14 ou 16 mm en général, pour commander les bonnes pentures ou contre-pentures.

Pensez à noter le sens d’ouverture et à photographier l’existant. Ça évite les mauvaises surprises.

Peut-on garder les gonds existants ?

Bonne nouvelle : oui, dans la plupart des cas. Si vos gonds sont en bon état et bien scellés, inutile de tout casser. Le menuisier adaptera les pentures au diamètre et à l’écartement de vos gonds. Résultat : pas de poussière, pas de scellements à refaire, et un remplacement bouclé en quelques heures.

Par contre, si les gonds sont rouillés, tordus ou branlants, profitez-en pour les changer. Un gond qui lâche, c’est un volet qui tombe. Avec les dégâts qu’on imagine sur le rebord de fenêtre… ou sur les orteils du voisin.

Artisan ou pose soi-même ?

Remplacer des volets battants, ce n’est pas le chantier du siècle. Avec un peu de méthode, un bricoleur dégourdi s’en sort. Le principe : décrocher les anciens, positionner les pentures sur les nouveaux, aligner avec les gonds, percer, visser, accrocher. Comptez une demi-heure par paire.

Faire appel à un pro, c’est quand même plus confortable. Il prend les mesures, il assume si ça coince, il gère les imprévus (gonds pas d’équerre, tableau pas droit…). Et pour des volets lourds ou des fenêtres à l’étage, c’est franchement plus sage. Le tarif de pose tourne autour de 50 à 150 € par paire.

À noter : vos volets battants peuvent être motorisés. Des systèmes à bras articulés permettent de les ouvrir et fermer à distance, via télécommande ou appli. Pratique en hauteur ou si vous avez du mal à manœuvrer des volets costauds. Comptez 300 à 600 € par paire pour l’équipement.

Quel budget prévoir ?

Soyons clairs : le prix d’un volet bois sur mesure dépasse celui d’un modèle standard. Pour des volets battants pleins de dimensions courantes (120 x 100 cm environ), comptez 250 à 600 € la paire selon l’essence et les finitions.

Les volets persiennés coûtent un peu plus cher (travail supplémentaire sur les lames). Les grandes dimensions pour portes-fenêtres font grimper l’addition, tout comme les volets cintrés pour fenêtres en arc.

Ajoutez le coût de la pose si vous ne la faites pas vous-même, et la peinture ou lasure si vous commandez vos volets bruts. Certes, ça représente un investissement. Mais ramené à 30 ans de durée de vie, le coût annuel reste dérisoire. Et vous gardez le charme authentique de votre maison.

Volets en bois fatigués

Les démarches administratives

Remplacer ses volets à l’identique (même matériau, même couleur, même style) ? Aucune formalité. En revanche, si vous changez quoi que ce soit, une déclaration préalable de travaux peut être exigée.

Avant de commander, passez en mairie consulter le PLU. Certaines communes imposent des règles strictes : couleurs autorisées, matériaux obligatoires, style de volets. C’est encore plus vrai en secteur sauvegardé ou près d’un monument historique. Mieux vaut le savoir avant qu’après.

En copropriété, vérifiez aussi le règlement. Les volets font partie de la façade : toute modif peut nécessiter un vote en AG.

L’entretien pour les faire durer

Vos nouveaux volets en bois méritent un peu d’attention pour traverser les décennies. Rien de sorcier.

Chaque année, un nettoyage à l’eau savonneuse suffit pour virer la poussière et les salissures. Oubliez le karcher : il abîme les fibres et fait pénétrer l’eau dans les assemblages.

Tous les 5 à 7 ans, prévoyez une remise en peinture ou un passage de lasure. C’est l’occasion de vérifier les joints entre les lames, de resserrer les vis et de graisser les gonds.

Surveillez surtout le bas des volets, zone sensible aux remontées d’humidité. Un coup de peinture préventif sur les chants inférieurs prolonge leur vie de plusieurs années.

Avec ces gestes simples, vos volets resteront beaux et fonctionnels pendant des décennies.

Questions fréquentes

Peut-on remplacer des volets bois par du sur-mesure sans changer les gonds ?

Oui, et c’est même recommandé si vos gonds sont en bon état. L’artisan fabriquera les volets avec des pentures adaptées. Ça évite de casser les scellements, fait gagner du temps et réduit la facture.

Quelle est la durée de vie d’un volet bois sur mesure ?

Comptez 30 à 40 ans pour un volet en chêne, Red Cedar ou mélèze correctement entretenu. Les essences tendres (sapin, épicéa) tiennent plutôt 15 à 20 ans.

Faut-il une autorisation pour remplacer ses volets ?

Un remplacement à l’identique ne nécessite rien. Si vous changez la couleur, le type ou le matériau, une déclaration préalable peut être exigée. Consultez le PLU de votre commune, surtout en secteur protégé.

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