Votre Institut a été chargé par la Commisssion Européenne de la gestion régionale du programme Euromed Heritage, est-ce une responsabilité que vous recevez avec plaisir?
J’en suis heureuse en tant que directeur de l’ICCD et je considère qu’ il est très important pour l’Institut d’être à la tête de la coordination et du monitorage des projets culturels de la région méditerranéenne. L’ICCD participe déjà à plusieurs projets communautaires et possède un savoir-faire qu’il peut mettre à disposition des partenaires méditerranéens.
Onze projets pour 27 pays, 153 partenaires pour toute la Méditerranée, que signifie pour vous le programme Euromed Heritage?
En tant qu’archéologue, il me vient à l’esprit la Koiné culturelle méditerranéenne, une communion d’intérêts culturels de l’ère classique, qui existait dans l’Antiquité entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée. Ces pays ont une tradition culturelle extraordinaire et un potentiel culturel exceptionnel. Euromed Heritage permet l’échange d’informations et le partage de connaissances entre pays de même héritage culturel.
Quelles sont les priorités?
Il est important de créer un modèle de partage de l’information et d’échange technique et scientifique ainsi que les conditions nécessaires pour faire prospérer la culture au moyen d’infrastructures et de réseaux informatisés. Le développement culturel représente un potentiel immense pour les pays du bassin méditerranéen.
Maria Rita Sanzi di Mino est directeur de l’Istituto per il Catalogo e la Documentazione (ICCD, Institut Central pour le Catalogue et la Documentation) à Rome - Italie.